Conseils de Z.

Où le trouver, ce partenaire de rêve ?
Facile : dans son boulot, parmi ses copains, dans une salle de sport ou pendant les vacances, le Minitel ou les petites annonces ! … hum … hum …
Pas si facile finalement, surtout quand on a une vie professionnelle envahissante, peu de temps à consacrer à ses loisirs et pas franchement le goût de la sortie nocturne en solo.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Rencontres  : mode d’emploi

Quel lieu choisir  ?

Toutes les personnes qui en ont fait l’expérience sont unanimes : mieux vaut se donner rendez-vous pour boire un verre dans un café plutôt que d’envisager tout de suite de passer la soirée ensemble.
Rien de plus éprouvant qu’un dîner seul à seul avec quelqu’un à qui on n’a rien à dire !
Mais on peut aussi choisir de partager une activité, à condition qu’elle séduise également les deux partenaires : visiter une exposition, se promener, aller au concert ou au cinéma. Toute initiative qui permet d’alléger un peu cette situation pénible ou de vous en faire.
Rire ensemble est la bienvenue.

Jean ou smoking  ?


M
arie, 30 ans, avait donné rendez-vous à Francis un dimanche en fin d’après-midi. Elle revenait de sa leçon d’équitation, à 20 kilomètres de Paris, et ils avaient décidé de se retrouver dans un petit bistrot près d’une des portes de la capitale.
Parce qu’elle se sentait jolie, naturelle et bien dans sa peau dans cette tenue, elle décida de rester en jodhpurs et col roulé, mais changea de bottes, rajouta des boucles d’oreilles et une ombre de maquillage. Petit coup d’œil dans la glace : allure sportive et raffinée. Cela allait bien avec sa personnalité.
Le lendemain, Marie appela la directrice de l’agence pour lui faire part de ses impressions.
À son grand étonnement, elle fut accueillie par des remontrances : « mais comment étiez-vous habillée ? lui demanda cette dernière. Vous devriez quand même faire attention ! Je ne peux pas continuer à vous présenter des hommes si vous arrivez en souillon ! ».
Marie fut estomaquée d’avoir été aussi mal comprise.
Aux yeux de Francis, la jeune femme n’avait fait aucun effort. À peine si elle n’était pas arrivée le cheveu gras avec de la paille et du crottin plein les bottes !
Depuis, Marie a compris la leçon et ne se pose plus de questions. Elle enfile une jupe et un chemisier, au moins personne ne pourra lui faire le reproche de n’être pas féminine.
La leçon est valable pou les hommes comme pour les femmes.
Ce qui est original pour quelqu’un peut être interprété comme de la négligence par un autre.
Quand on ne se connaît pas encore, mieux vaut assurer avec une tenue classique.

Le trac du premier bal  !

Lors de la première rencontre, on éprouve les émotions les plus déroutantes. İl s’agit d’une situation totalement artificielle, puisqu’un homme et une femme qui ne se connaissent pas encore se vivent déjà comme futur mari ou épouse ! Avant de se voir, le cœur se met à battre, les mains s’humidifient, le trac s’installe.
Quel que soit son âge, on a l’impression de vivre son premier rendez-vous galant.
Pas d’étonnement. Les effets de cette première rencontre sont les mêmes pour tous.
İl faudra du temps et quelques rendez-vous supplémentaires pour que ce trouble s’estompe.

Pas de jugement trop sévère


H
abituellement, quand on est attiré par quelqu’un, on ne fait pas attention aux détails. C’est dans un deuxième temps que l’on observe la coupe de son costume, la forme de ses chaussures ou la marque de sa voiture : tous les signes extérieurs qui permettent de le situer rapidement et de confirmer son choix.
Là, il se produit exactement le contraire.
Dans un premier temps, chacun observe chez l’autre les accessoires ou les manies qui vont faire de lui un partenaire « acceptable » ou « impossible ».  

    Socquettes en synthétique
    : recalé  !
    Camouflage de calvitie 
    : ciao  !
    Soupçon de radinerie
    : à jamais  !
    Odeur de transpiration
    : au secours  !
Essayez, toutefois, de ne pas être trop sévère. Une coupe de cheveux ou une façon de s’habiller, cela peut toujours s’arranger.

En revanche, des qualités comme la générosité et la bonne humeur ne s’acquièrent pas.
Avant de décréter : « pas pour moi ! », regardez bien si vous n’êtes pas en train de passer à côté de celui ou de celle qui vous conviendrait.

Le plus simple, quand on ne se connaît pas : être naturel, s’intéresser sincèrement à l’autre, comprendre sa personnalité, son métier, son univers. Chacun est un peu tenu de brosser le portrait de son itinéraire amoureux (l’humour est le bienvenu !), de raconter ce qui l’a conduit à faire appel à un Club de rencontres.
Mais attention à ne pas monopoliser toute l’attention en racontant quinze ans d’échecs sentimentaux. Çà risquerait de décourager !
Cette première entrevue se révèle souvent éprouvante. İl faut se valoriser sans en faire trop, tenter d’établir un climat chaleureux, découvrir les qualités de l’autre. Parfois, cela veut dire beaucoup d’énergie … pour rien !
Car une fois le premier pas accompli, tout se passe comme dans la vie. On se plaît ou on ne se plaît pas, on a des choses à se dire ou pas…

Savoir faire un bilan

İl est certain que le fait de payer ne simplifie pas les choses. Au risque de paraître trivial, quand on a versé une somme rondelette pour rencontrer l’âme sœur, on en veut pour son argent !
Traduction : on aimerait que cet homme ou cette femme se rapproche le plus de l’idéal que l’on s’est fixé. Mais comment faire concorder un rêve avec la réalité ?
C’est là que la directrice du Club doit intervenir. À moins d’un coup de foudre réciproque ou d’un manque flagrant d’affinités, une pause est nécessaire après chaque rendez-vous pour faire le point.
Rien de plus inutile, en effet, que d’enchaîner les rencontres sans faire l’analyse.
La directrice du Club, aussi psychologue soit-elle, ne saisit pas forcément du premier coup la personnalité de ses adhérents.
Pour lui permettre d’affiner ses sélections, et de jouer véritablement son rôle d’intermédiaire, les deux partenaires doivent lui faire un compte rendu précis de la façon dont s’est déroulée la rencontre et de leurs impressions.
Si la directrice du Club est sérieuse, elle exigera que cette réflexion se fasse avec elle par téléphone ou par écrit. Elle insistera peut-être pour que vous revoyiez un adhérent une deuxième, voire une troisième fois.
Elle vous expliquera peut-être qu’un tel n’a pas très envie de vous revoir…
Vous vous sentez ? Tant mieux, suivez votre instinct.
Vous avez un doute ? Écoutez ses conseils.

Ces réflexions sont extraites du livre « Le guide des agences matrimoniales » rédigé par Marina de Baleine et Caroline Jauffret-Redon, aux éditions Balland.