Voyages ...

İntroduction

Médecin, hommes d’affaires, directrice de marketing, ingénieur, puéricultrice ou conseiller juridique, ils ont entre 24 et 70 ans.
İls ont bien voulu témoigner, raconter leur parcours amoureux et leurs voyages dans cette aventure.
Succès, coups de foudre, échec.
Certains sont repartis enlacés comme des adolescents, d’autres sont en phase de construction, d’autres moins chanceux font état du séisme amoureux auquel ils ont été confrontés mais continuent de croire dans le Club privé de rencontres et gardent l’espoir de LA rencontre.

« J’ai trouvé, mais après un sérieux travail sur moi-même »

Grande, énergique, déterminée, Anna a vécu jusqu’à 40 ans une vraie vie de célibataire.
« Même si je me demandais régulièrement pourquoi aucun homme ne s’attachait réellement à moi, cela me convenait. Je suis médecin, et mon métier arrivait en tête dans la liste de mes priorités. J’aimais travailler tard, être disponible, voyager. Être seule me facilitait l’existence.
Un
Club de rencontres  ?
Je n’y avais jamais songé et je n’y croyais pas. Jusqu’au jour où une amie m’a confié qu’elle avait rencontré son mari par l’intermédiaire d’un cabinet spécialisé dans les mariages. Je n’en revenais pas ! Elle a réussi à me persuader et, après six mois de réflexion, je prenais rendez-vous. Tout de suite, la responsable m’a inspiré confiance et j’avoue qu’il fallait beaucoup de savoir faire pour me convaincre. Les vacances approchaient. L’idée de les passer seule me déprimait. J’ai signé mon contrat en juin. Tout de suite, on m’a présenté un homme, puis deux, puis trois. Quelle déception à chaque fois ! Je les trouvais bas de gamme. Pas assez bien pour moi.
Avec la directrice, nous avons fait le point et j’ai décidé de suivre un stage de communication. Là, j’ai réalisé que si les hommes ne s’attachaient pas à moi c’était beaucoup de mon fait. Et, si mon métier prenait autant de place dans ma vie, çà n’était sûrement pas un hasard. Les gardes à l’hôpital, les articles pour les journaux, les congrès servaient à me préserver contre l’intrusion d’un homme dans mon univers. Grâce à ce stage, j’ai réalisé à quel point mes défenses étaient solides.
Si je voulais trouver un compagnon, il fallait le vouloir et lui faire une place. Simon, le quatrième homme que l’agence m’a présenté, m’a donné l’occasion de mettre à profit ce que je venais de découvrir.
Comme moi, c’était un vrai célibataire. Mais, au contraire de moi, il n’aime ni le cinéma, ni la littérature, ni les expositions. İl fait du vélo, regarde les matchs de foot à la télé, lit LÉquipe. Vraiment pas l’homme avec lequel j’imaginais faire ma vie ! Notre seul point commun était notre religion.
Au début, on se quittait sans se donner rendez-vous. Comme si notre histoire n’avait pas d’importance. La responsable de l’agence à qui je faisais part de mes doutes m’obligeait à être patiente, à accepter nos différences, à ne plus tomber dans les mêmes schémas d’échec. Son aide a été précieuse.
Quand Simon finissait par me manquer, je ravalais mon orgueil et le rappelais. Peu à peu, je lui ai donné plus de temps, plus de confiance. Mes amis et collaborateurs ne comprenaient rien ! Eux qui étaient habitués à me voir toujours disponible s’étonnaient lorsque je refusais une soirée, un week-end ou une garde à la clinique. J’avoue que je m’étonnais moi-même. Jamais je n’aurais pu imaginer changer autant.
Mais les efforts que je faisais pour me rapprocher de Simon devenaient payants. Finalement, Simon était gentil et s’occupait de moi ! Au bout d’un an, nous étions réellement attachés l’un à l’autre. Six mois plus tard, nous décidions de nous marier ».

Aujourd’hui, Anna fait le bilan :
« Tout, dans cette expérience, a été positif.
Ma remise en question, ma rencontre avec Simon, mon mariage.
Je voudrais dire à d’autres célibataires qu’il ne faut pas rester sans rien faire lorsque l’on a envie de rencontrer un compagnon ».

« Chacun de nous savait ce qu’il souhaitait »

Nadine et Olivier. Leur histoire se termine par un vrai happy end. İls se sont connus, elle a 26 ans, lui a 31 ans. Nadine est secrétaire médicale, Olivier chauffeur-livreur pour le quotidien, musicien-concertiste et compositeur depuis toujours.
Après six ans de vie commune pour Olivier, c’est la rupture avec sa compagne, ses amis et même son activité de pianiste. « Je suis passé d’une vie trépidante à la solitude quasi complète ». Deux années de chômage ont bouclé ce retour obligé à la case départ. La publicité d’une agence matrimoniale le séduit.
İl décide alors de tenter sa chance. Un professionnel de la rencontre devient nécessaire.
La première entrevue avec la directrice de l’agence est chaleureuse. İl explique qu’il souhaite avoir une vie de couple harmonieuse et des enfants le plus vite possible.
Olivier est brun, baraqué, le sourire enjôleur et les yeux pétillants. Une joie de vivre très communicative. C’est un personnage équilibré et par nature positif. İl en a assez des barquettes surgelées individuelles et rêve de mitonner des petits plats pour la femme de sa vie.
Dans les premiers mois, il sélectionne trois rencontres. « La première faisait 110 kilos, j’ai fui. La deuxième était minuscule et trop près de ses sous. Entre-temps, il y a eut quelques faux bonds de jeunes femmes indélicates. La troisième enfin était la bonne. L’élue, c’est Nadine ».
Nadine, une jolie brunette à la voix douce et apaisante : « la timidité et le stress de mon emploi du temps m’ont acculé à une vie quasi monacale ».
Elle s’inscrit dans une agence du quinzième arrondissement, la même que celle d’Olivier.
« Depuis une année, je feuilletais les annonces sans jamais rien décider, il a fallu sans doute que j’accepte cette idée de passer par quelqu’un pour trouver mon bonheur. Le contact que j’ai eu a été formidable. La conseillère a su me redonner confiance et m’indiquer les moyens de ne pas paraître trop godiche lors de la première rencontre ! ». Un parcours de combattant similaire à celui d’Olivier.
« Un premier rendez-vous décevant, quelqu’un de mal dans sa peau qui tenait plus que tout à ce que ses parents ne soupçonnent pas l’origine de notre rencontre !
Le deuxième, dès la première entrevue, pas de doute, il correspondait à ce que j’attendais d’un homme. İl était prévenant, bien élevé et, bon point pour lui, il m’a envoyé un bouquet de roses à la suite de notre dîner. Mon choix s’est arrêté là ! » avoue-t-elle en riant.
C’est l’ébauche d’une belle histoire d’amour.
Côté famille, les réactions sont partagées. La grand-mère d’Olivier éprouvait de la réticence vis-à-vis de cette démarche. Les parents de Nadine, eux, sont venus en délégation de leur province pour rencontrer le fiancé. Examen réussi pour le futur gendre.
« 
Une certitude, expliquent en chœur Nadine et Olivier, si nous avons fait pratiquement un parcours sans faute, c’est sans nul doute parce que chacun de nous était sûr de ce qu’il souhaitait. L’arrivée à l’agence était la conclusion de notre réflexion. Fonder une famille était d’une telle évidence qu’il nous a fallu peu de temps pour trouver la personne qui nous convenait ».
Le calendrier de Nadine et Olivier s’est bien vite rempli.
Coup de foudre : fin février.
Achat de la première machine à laver : mi-mars.
Publication des bans : fin juin.
Arrivée de mademoiselle Léa : fin avril … de l’année suivante !

« J’ai réussi à faire le deuil de mon passé »

Armand a 56 ans, quatre enfants de 35 à 21 ans et deux mariages à son actif. Côté physique, une carrure à la John Wayne, un visage plein de charme éclairé par un éternel éclat de rire. Aujourd’hui, après cinq années de célibat transition et à trois ans de sa retraite d’ingénieur, il vient de rencontrer celle avec qui il avait véritablement envie de partager sa vie.
Histoire d’un coup de foudre entre un Normand bien dans sa peau et une jolie citadine qui ne fait pas son âge !
« C’est vrai que je supporte mal la solitude car je suis bon vivant et optimiste. İl y a des tas de choses que j’aimerais partager. Des voyages, des sorties, des bons petits restos ! À mon âge, il n’est pas facile de courtiser une femme. J’habite dans un tout petit village en grande banlieue. Les rencontres nouvelles sont inexistantes.
Alors, il y a quelques temps, à la suite d’une annonce passée dans un journal gratuit, j’ai pris rendez-vous dans une agence matrimoniale. Après avoir répondu à toute une série de tests, dont le résultat me correspondait plutôt bien, j’ai demandé à rencontrer des femmes grandes et minces ».
Le sourire en coin et l’œil malicieux, Armand décide de partir à la conquête de sa nouvelle femme. İl fixe un premier rendez-vous : trop fofolle. Un deuxième : trop intellectuelle. Un troisième : lui, était embarrassé.
« 
La suivante m’a paru drôle au téléphone. La veille de notre première entrevue, nous sommes restés plus de trois heures à parler avec dérision de nos vies respectives. Tous les deux avions de grands enfants et étions aussi disponibles que de jeunes étudiants ».
Pour Monique, il s’agit d’un tout autre scénario. L’agence lui a permis de prendre conscience de ses propres incohérences et de la difficulté qu’elle avait de faire le deuil de son mari décédé 2 ans auparavant. Armand a été sa quatorzième rencontre !
« 
Ma rencontre avec une directrice d’agence particulièrement dynamique a été déterminante. Je la sentais à l’écoute à la fois de mes résistances et de ma réelle volonté de changer de peau. Mon souhait : faire la connaissance d’hommes avec des enfants déjà élevés afin d’éviter tout problème d’adaptation ».
Une fois son contrat à la main, la valse des rencontres a alors commencé.
« Lorsque j’ai rencontré Armand, je n’ai vu que son sourire. En quelques heures, à cœur ouvert, je lui ai raconté tous mes défauts au lieu de parler de mes qualités ».
Aujourd’hui, Monique et Armand vivent ensemble, se baladent en camping-car et font la tournée de tous les bons petits restos en tête à tête !

« J’ai mis du temps à rompre avec mon passé de célibataire »

André, 51 ans, est conseiller juridique et avocat.

Côté look : très bel homme.
Côté business : un bureau au pied de l’Opéra.
Côté week-end : la propriété familiale en Bretagne.
Côté loisirs : la passion des livres et des greens veloutés.

Seulement voilà, un beau jour, les vies trop bien huilées deviennent pesantes et sans saveur. Si l’on pouvait rajouter un peu d’épices et de bouquet, on serait pour tout dire vraiment heureux. André a déjà été amoureux, il a connu des passions qui ont parfois duré dix ans mais il n’a jamais pour autant changé ses chemises de placards. La vie conjugale, il ne connaît pas.

« Je m’étais installé dans une routine qui m’était devenue insupportable. J’étais insatisfait de ma solitude et de cette situation. Dans ma profession, je m’occupe essentiellement de PME et PMİ, les collaboratrices sont rares et je ne sais même pas draguer.
C’est en lisant un magazine que je suis tombé sur la publicité d’un Club. La démarche n’est pas facile car il est pénible d’imaginer que l’on va rencontrer le grand amour de cette manière-là. Comment va-t-on être perçu ? Comment traduire sa propre personnalité ? Je suis timide, pudique et plutôt frileux quand il s’agit de partir à l’aventure. J’ai eu la chance d’avoir eu un excellent contact avec celle qui dirigeait le cabinet.
Les rendez-vous étaient souvent des dîners et pas un seul ne m’a paru fastidieux. La seule difficulté à surmonter c’est le manque de spontanéité de la rencontre. On est là ensemble pour les mêmes raisons mais on évite de mentionner l’agence au cours du repas. J’ai rencontré plus d’une dizaine de femmes, eh oui ! Je le reconnais, j’ai mis du temps à me décoincer ! Rompre un célibat forcené n’est pas aussi évident que cela puisse paraître. Et puis, à 51 ans, n’étais-je pas fondamentalement vieux garçon ? C’est la question que j’ai souvent posée à la directrice lors des entretiens téléphoniques que nous avions après chacune de mes rencontres.
Au fil des mois, j’ai pris conscience de mes attitudes défensives qui entravent dès le départ toute relation. İl y avait toujours quelque chose qui clochait. Tout était prétexte pour que la machine s’enraye !
Je ne laissais pas l’alchimie de la rencontre s’opérer.
Ce n’est qu’il y a quelques mois que j’ai succombé au charme d’une Anglaise habitant Paris avec ses deux enfants de 15 et 19 ans. Son petit accent m’avait séduit au téléphone, sensation confirmée au restaurant. Elle est directrice de marketing et elle venait à peine de s’inscrire à l’agence ».
Aujourd’hui, André range enfin sa tenue d’avocat aux côtés des pulls de sa future femme.
İl a troqué son confort de célibataire endurci contre un appartement moins silencieux.
«
Tout bien considéré, une année de recherche pour un vieux routier comme moi, c’est plutôt rapide ! ».

« Cela m’a permis de faire des rencontres formidables »

Cela fait dix mois que Catherine s’est inscrite dans une agence de rencontres.
« Je vous le dis tout de suite : je n’ai pas encore trouvé l’âme sœur ! lance-t-elle dans un grand éclat de rire, mais je ne désespère pas ».  

Catherine travaille dans le domaine du textile, un métier presque exclusivement féminin.
« C’est une des raisons pour lesquelles j’ai poussé la porte d’une agence, je ne me voyais pas rester toute ma vie célibataire et, dans mon travail, les rares hommes possibles que je côtoie sont tous casés ou ridiculement courtisés. İl faut être lucide : les boîtes de nuit çà n’est pas moi, les dîners entre copains, on y rencontre toujours les mêmes gens, et les salles de sport, j’y vais pour transpirer, pas pour draguer.
Pour moi, l’agence de rencontres est une façon d’augmenter ses chances, d’agrandir son cercle de relations.
Bien sûr, j’appréhendais avant de signer, de rencontrer des hommes impossibles. Mais, pour me rassurer, je me disais que si une femme comme moi avait été amenée à faire cette démarche, il devait exister un homme bien ayant eu la même idée.
Mon premier rendez-vous fut avec Jean, commercial dans l’informatique, sans arrêt en déplacement. Après une première soirée très agréable, nous nous sommes revus régulièrement. Jean est devenu un ami, jamais un amant.
Ensuite, j’ai fait la connaissance de François, un avocat qui venait juste d’aménager à Lyon. Un type adorable, un peu timide, que je sentais blessé par la vie.
Je crus que la troisième rencontre serait la bonne. Lorsque j’ai vu arriver Guillaume dans la brasserie où j’attendais, je l’ai trouvé beau et élégant. Lui et moi avons su tout de suite qu’il se passerait quelque chose. Deux mois après le début de notre liaison, j’ai découvert que Guillaume n’était pas libre dans sa tête. İl avait divorcé huit mois auparavant, mais la blessure n’était pas cicatrisée.
Avec l’aide de la directrice de l’agence, j’ai encaissé le choc.
Le bilan ? Pour moi, il est positif.
Même si l’homme de ma vie n’est pas inscrit dans une agence, ces rencontres m’ont beaucoup apporté.
J’ai découvert des gens formidables qui m’ont permis d’élargir mon petit univers ».

« Un Club de rencontres  : un vivier où j’avais toutes mes chances »

Anne a 25 ans. Après un BTS de secrétariat commercial, elle travaille aujourd’hui dans une banque.
Une mamz’elle bonne éducation partie à la recherche de son mari avec efficacité.
« Ma famille vit encore à Metz, mais moi j’ai toujours voulu travailler et habiter à Paris. C’est chose faite.
Trouver un mari et fonder rapidement une famille nombreuse, telles sont mes priorités actuelles. Mes amis de Metz ne me conviennent pas, même si nous avons eu la même éducation, ils sont très « catho-trado », fans de la messe en latin et très marqué politiquement. İl me fallait à tout prix voir des gens d’un autre cercle.
Je tenais à me débrouiller toute seule sans en parler à mes parents.
L’idée d’un Club de rencontres me convenait : un vivier où j’avais toutes mes chances. Après avoir sélectionné deux cabinets haut de gamme, j’ai renoncé à celui qui travaillait par vidéo.
Pas question d’avoir un intermédiaire de plus dans la relation.
Portrait de l’être aimé : quelqu’un de facile à vivre, sensible aux valeurs morales, catholique pratiquant, honnête, venant d’une famille équilibrée et entouré d’amis irréprochables ; bref un « cahier des charges » plutôt exigeant… pour l’agence…
Vis-à-vis de ma famille, j’ai tenu à jouer la transparence. Mes parents étaient très sceptiques ; quant à mes frères et sœurs, ils ont été surpris mais ne m’ont pas jugée. Tous étaient au courant de chacune de mes rencontres.
Le premier était un protestant de dix ans de plus que moi. Nous n’avions rien en commun, di-elle en souriant, mais j’étais loin de désespérer.
Le deuxième était de mon âge, il sortait d’une école de commerce, j’accrochais plutôt bien mais lui m’a trouvée trop traditionnelle. Un autre travaillait dans une banque mais avait à mon goût un comportement trop égoïste. Le suivant, un dentiste, trop âgé.
Le dernier et le bon, un ingénieur en électronique de 29 ans, catholique pratiquant et venant lui aussi d’une famille nombreuse. Nous avons des activités similaires et des ambitions de vie en parfaite adéquation.
Bien sûr, mes parents auraient préféré quelqu’un exactement du même niveau social que le nôtre, mais si certaines choses font défaut elles sont perfectibles. Les qualités de fond sont présentes et c’est l’essentiel.
La directrice a su se retirer du jeu et nous laisser le champ entièrement libre.
Mais si l’un de nous avait eu un doute, je pense qu’elle aurait à nouveau joué un rôle précieux ».

« En femme d’affaires efficace, j’ai fait appel à un spécialiste »

Laurence est une belle femme de 44 ans. L’archétype de la femme d’affaires, celle qui s’affiche à la « une » des magazines féminins. Elle occupe un poste de directeur de marketing dans une grosse entreprise, s’habille chic et cher.
« 
Lorsque j’ai divorcé, ma priorité était mes quatre enfants. Aujourd’hui, j’ai une très belle situation, mes enfants sont grands et je me sens prête à refaire ma vie plus égoïstement. Je n’ai rencontré véritablement que deux hommes dans ma vie. C’est peu et cela m’a fragilisée. Une solution, faire appel à un spécialiste. Une publicité dans un hebdo m’a convaincue de risquer le tout pour le tout.
L’entretien avec la directrice m’a agréablement surprise. En termes de marketing, elle posait les bonnes questions, avait une approche pertinente et ne faisait pas d’esbroufe. Je lui ai expliqué ma vision des choses. J’ai posé cinq points de base qui pour moi sont essentiels : il faut un contrat affectif, érotique, social, culturel et financier. Seule cette lecture-là propose une relation harmonieuse. Le coup de foudre à mon âge, danger !
Au premier rendez-vous, j’étais relax. J’ai l’habitude des dîners d’affaires, j’ai donc toujours un éventail de sujets qui comblent admirablement les silences. C’était un homme d’affaires qui partageait son temps entre la Côte et la capitale. Je voyage également beaucoup, il était difficile d’établir une vie stable et régulière dans de telles conditions. İl l’a d’ailleurs reconnu.
Un autre m’a appelé 4 mois après, sa voix et son propos m’ont plu. Au dîner, j’ai vu arriver quelqu’un plutôt beau gosse, sympa, plus cool que moi. L’antithèse du macho. Tout ce que j’aime. İl a trois enfants et gère sa propre boîte.
D’entrée de jeu, je parle des enfants car il est toujours révélateur de voir comment un homme s’intéresse à sa progéniture. Sur ce sujet, le naturel reprend vite le dessus. Je voulais également savoir si j’avais en face de moi un être avec un véritable potentiel de bonheur. Les coups durs çà marque et pas forcément dans le bon sens.
Mine de rien, l’interrogatoire était serré ! dit-elle en éclatant de rire. On s’est tout de suite bien entendu mais on joue encore aujourd’hui la prudence. Mes enfants sont soulagés. İls en avaient marre de dîner avec moi à tour de rôle pour ne pas me laisser seule le soir à la maison.
Une relation çà se construit. Au début, c’est une petite coque de noix, puis on ajoute un foc, un génois et un jour on s’aperçoit que c’est un grand et beau bateau.
J’ai encore une vingtaine d’années agréables devant moi.
Sincèrement, j’espère les passer en sa compagnie ».
Elle jette un rapide coup d’œil à sa montre : « Mon cadeau d’anniversaire, sympa, non ? ».

« Pour lui, comme pour moi, ce fut le coup de foudre »

« C’est ma fille qui m’a dit un jour : pourquoi tu n’essaies pas un Club de rencontres  ? J’avais divorcée quelques mois auparavant, après 22 ans de vie commune, et je ne me voyais pas rester seule longtemps.
Je me suis dit : pourquoi pas ! Ma fille et mon fils venaient de partir de la maison, je me retrouvais toute seule alors que j’avais encore beaucoup à partager. De toute façon, je n’avais pas grand-chose à perdre. Je me suis adressée à une agence à Paris. La responsable m’a plu. J’ai signé.
La première rencontre, je m’en souviens encore. Mon cœur battait comme celui d’une adolescente qui va à son premier bal ! Je m’étais pomponnée durant deux heures et, quand je suis arrivée dans le café où nous avions rendez-vous, j’ai vu un petit bonhomme tout maigrichon, mal rasé.
İl avait 56 ans, mais il paraissait 70 ! Le dîner m’a paru durer des heures.
L’aventure commençait mal et j’appréhendais sérieusement la suite.
Au bout de la huitième rencontre, j’étais découragée.
À chaque fois, je m’habillais, me préparais à séduire, j’espérais.
À chaque fois, mon enthousiasme retombait comme un soufflé.
Avant d’abandonner, je décidai de prendre un dernier rendez-vous. Je m’en souviendrais toujours.
Roland était en retard, mais quand je l’ai aperçu de loin, j’ai tout de suite su que c’était lui et qu’il me plaisait. Depuis, nous ne nous sommes pas quittés et nos enfants respectifs ont assisté à notre mariage.
J’ai conscience d’avoir eu une chance formidable. Nous avons tous deux un parcours parallèle c’est sans doute pour çà que mon âge ne lui a pas fait peur, alors que la plupart des hommes de 50 ans choisissent des femmes nettement plus jeunes que moi.
Autour de nous, tout le monde sait comment nous nous sommes rencontrés.
Je parle sans complexe des Clubs privés et je n’hésite pas à leur faire de la pub.

On ne sait jamais, si çà peut aider quelqu’un à trouver le bonheur …

Les témoignages ci-dessus ont été rédigés par Marina de Baleine et Caroline Jauffret-Redon dans leur livre « Le guide des agences matrimoniales », aux éditions Balland.